Tourisme mondial et identité locale à Sumba (2)
les pasola dans l'ouest de l'île
 
   
 

Plus qu’un symbole, le cheval est un étendard et représente l’identité même du peuple sumbanais, comme l’illustrent ces images et les autres qui suivent…

 

 

Les Sumbanais, présentés comme de farouches cavaliers, s’expriment et s’affrontent à l’occasion des pasola, ces joutes équestres et printanières, profondément ancrées dans la tradition religieuse locale. A Sumba la vie présente est dure, tout comme l’a été le passé (esclavage...) et comme semble l’annoncer le futur (acculturation…). Chaque nouvelle année, ces dangereux jeux équestres redonnent sens à un monde… peut-être en train de s’écrouler. En sursis, c’est sûr.

 

En effet, si l’ethnocide n’est pas à l’ordre du jour dans cette île (langues et peuples locaux survivent tant bien que mal), les changements en cours dans les mœurs et coutumes paraissent en revanche irréversibles, et l’egocide – la destruction de l’identité – constitue une vraie menace pour les autochtones. Chaque jour qui passe voit son lot de petite disparition ou de grande transformation, la vénalité des autorités « centrales » et la rapacité des diverses chapelles chrétiennes accélérant un peu plus une situation déjà bien dégradée. Sumba a souvent été une terre de pillage ce qui n’est pas une raison qu’après tant d’autres, puis à la suite des missionnaires et des marchands de tout poil, les touristes viennent à leur tour – de concert avec des guides mal intentionnés, des trafiquants d’art et autres développeurs soucieux d’aider les autres pour mieux s’aider eux-mêmes – prendre ce qu’il reste à prendre : un reste de dignité et quelques clichés et souvenirs d’une époque révolue…

 

Cette réflexion, centrée sur la région de Sumba Ouest (capitale régionale : Waikabubak), entend pointer du doigt l’émergence de ce tourisme voyeur et prédateur qui risque à terme d’engendrer des frustrations et des jalousies sur le plan local mais également des changements radicaux dans les coutumes et mode de vie autochtones. L’événement majeur de la vie rituelle à Sumba Ouest reste à l’heure actuelle le pasola, festival de joutes cavalières traditionnelles, liées au contexte religieux local (marapu), ayant lieu en plusieurs endroits en février et mars de chaque année. Le caractère « exotique » – mais également guerrier et souvent sanglant –  de ces joutes équestres attire de plus en plus de touristes étrangers, avides de culture « authentique ». Les articles et documentaires sur la « fête » du pasola se sont multipliés ces dernières années. Le flux touristique est par conséquent devenu plus important lors de ces manifestations en février-mars que durant tout le reste de l’année. Et entre 2005 et 2012, cette tendance n’a fait que se confirmer.

 

 

 

 

Le « vrai » pasola…

Il s’agit à la fois d’une tradition culturelle, d’un rituel religieux et d’une compétition sportive !

Le pasola s’inscrit dans la vie rituelle de la religion marapu. Les rato (chamans) sont chargés de fixer le calendrier des cérémonies, de recueillir les vers marins au bon moment sur la plage, et de gérer toute l’organisation autour du pasola. Un mythe explique l’origine du pasola : il y a longtemps, le roi de la Lune avait une jolie fille dénommée Nyale. Elle a pris pitié de la souffrance humaine et s’est sacrifiée pour assurer au monde à la fois fertilité et prospérité sur terre. Les étranges vers marins multicolores (appelés désormais nyale) représentent le corps de la princesse, dérivant sur la côte tous les ans pour apporter fécondité et fertilité sur la terre. Le nombre et la forme de ces vers marins (nyale) augurent du succès des récoltes futures. Marcel Bonneff précise que le pasola est d’abord une cérémonie liée au cycle agricole : « A la fin de la saison des pluies (février-mars) se donnent de grandes festivités de nouvel an dont le pasola à Sumba Ouest est la plus populaire ; il s’agit d’une joute à cheval, opposant deux groupes de cavaliers. L’affrontement, au moyen d’épieux que se lancent les protagonistes, peut être meurtrier. Mais il faut qu’il en soit ainsi pour que ce rite de fertilité atteigne son but » (Bonneff, 1980 : 130).

 

 

 

 

Officiellement, et selon la coutume locale, quatre pasola se déroulent en différents lieux :

 

1 : Pasola de Lamboya, à Sodan (en février)

 

2 : Pasola de Kodi, à Tosi (en février)

 

3 : Pasola de Wanokaka, à Waigalli (en mars)

 

4 : Pasola de Gaura, à Ubu Olehka (en mars)

 

Ces fêtes rituelles, dont les dates exactes ne sont connues que quelques semaines à l’avance, permettent d’exorciser nombre de spoliations et de conflits internes ou latents accumulés au cours de l’année passée. Le prestige des participants (et de leurs familles), des cavaliers aguerris et entraînés, est en jeu, et l’honneur n’est pas un vain mot dans ce mime organisé des anciennes guerres claniques. Si un cavalier se blesse, voire se tue, « au combat », c’est qu’il le fallait et qu’il n’était pas en odeur de sainteté avec les esprits, les défunts ou les divinités. La dimension ludique et divine, et surtout l’ordalie, sont omniprésentes dans le pasola, dont l’issue annonce toujours ou presque d’abondantes récoltes et la joie dans les foyers.

 

 

 

 

Il s’avère ainsi que le pasola est inséparable du contexte religieux autochtone. Le marapu, ou « religion des origines » des Sumbanais, et les rato désignés pour s’occuper de tel ou tel pasola, investissent pleinement le champ de la cérémonie et dictent les règles à suivre. L’aspect profane que prennent aujourd’hui certains « vrais » pasola découlent de la touristification du rituel, sa médiatisation par l’intermédiaire de la presse ou des caméras de télévision, et bien sûr de la volonté affichée du gouvernement indonésien de contrôler la situation (problèmes de sécurité, éviter les débordements et les excès, en fait inhérents à ce type de rituel forcément rude et généralement sanglant). Tour-opérateurs indonésiens et étrangers, hôteliers et services touristiques de l’Etat, diverses instances du gouvernement local, bref tous ces « décideurs » ne souhaitent qu’une chose depuis des années : pouvoir fixer les dates des différents pasola suffisamment à l’avance afin de pouvoir insérer ces « festivités programmées » dans les brochures des voyagistes, dans les plaquettes du ministère du Tourisme et sur les tablettes des hôtels, etc. Pour cela, il faut cependant – normalement – l’accord des rato du Marapu, et cela est une autre histoire…

 

 

 

… et le « faux » pasola !

Il s’agit d’une tradition réinventée, d’un rituel truqué et d’une compétition folklorique !

Ces dernières années, devant le « succès » touristico-médiatique du pasola, le gouvernement a « encouragé » sinon contraint les autochtones à rajouter un cinquième pasola (à Wainyapu, district de Kodi). Et, depuis 2004, le village de Ratenegaro a également accueilli, sous la pression du gouvernement local, un pasola supplémentaire au cours du mois de février… Ce dernier pasola pose en outre un autre problème du fait qu’il s’agit d’un faux pasola organisé à l’intention des touristes, mais en pleine période de vrais pasola… De quoi semer un peu plus la confusion ! Il y aurait maintenant, selon de nombreux habitants, cinq vrais pasola, et non plus quatre… A l’été 2004, le village de Ratenegaro a presque entièrement brûlé, treize uma (maison clanique traditionnelle) ont disparu en fumée, seule une uma n’a pas brûlé. Etrange destin pour ce village, si pittoresque et situé non loin de la mer, mais déjà le gouvernement s’est proposé pour financer et aider à la reconstruction rapide du village…

 

Pour convaincre les rato, les représentants du gouvernement font appel à toutes les stratégies, y compris la corruption, jugeant par ailleurs que plus rapidement les Sumbanais quitteront leurs coutumes ancestrales et surtout leurs croyances marapu, plus vite ils rejoindront les idéaux de l’Indonésie dite moderne. De ce fait, aux yeux des agents gouvernementaux, un faux pasola ne pose pas de problème majeur puisque, au contraire, il accélère le processus de civilisation – en fait de décivilisation, au sens où l’entendait l’ethnologue Robert Jaulin – qu’ils préconisent.

 

 

 

Exemple d'annonce publique de « faux pasola » se déroulant en plein été...

 

 

 

En attendant, une autre forme de tourisme prédateur s’immisce dans le paysage sumbanais : le tourisme de croisière. Ainsi, au courant de l’été 2004, cent cinquante touristes allemands, en croisière dans l’archipel indonésien, faisant ici une escale entre Bali et Komodo, débarquent à Pero, petit village côtier peuplé de pêcheurs musulmans, situé dans le district de Kodi. Une banderole accueille les visiteurs à leur débarcadère, suivi d’une horde de vendeurs de tissus et d’objets artisanaux en tout genre qui haranguent les touristes. Boutiques de souvenirs improvisées s’étalent le long du chemin… Une situation qui d’ailleurs, concurrence oblige, envenime un peu plus les relations déjà tendues entre autochtones musulmans (pêcheurs) et autochtones animistes ou chrétiens (agriculteurs). Tout est prêt pour la foire, mais il faut faire vite pour les vendeurs, d’une part parce que la concurrence est rude, et d’autre part car des bus attendent déjà les clients pour les emmener directement à Tosi, où un spectacle de danses occupera les touristes en attendant le faux pasola. Tout est en place, les guides locaux et les agences extérieures ont tout arrangé, vingt cavaliers costumés s’affrontent de par et d’autre. Au passage, on notera que les guides locaux, payés par le tour leader d’une agence balinaise, ont veillé à faire les choses correctement : ils ont demandé l’autorisation au rato de Tosi (la fois précédente c’était au rato de Wainyapu) d’organiser ce faux pasola, notamment en lui apportant un poulet, du bétel et des noix d’arec. Cette fois-ci encore, le rato était d’accord…

 

Mais de plus en plus, les rato se disputent entre eux pour savoir s’il faut accepter ou non la tenue de tels faux pasola. Un dilemme douloureux, compte tenu des pressions politiques (le gouvernement et le ministère du Tourisme) et économiques (les tour-opérateurs, les guides locaux, les marchands, les tisserandes, les artisans, les médias, et finalement aussi, les touristes), que les rato ne savent appréhender : il y a ceux qui défendent coûte que coûte la tradition et refusent d’entrer dans le cercle vicieux de la commercialisation culturelle, et ceux qui estiment qu’il est préférable de négocier avec l’industrie touristique et l’Etat pour sauvegarder ce qui peut encore l’être de la tradition… Dans tous les cas, la tradition est remodelée au son de la modernité : c’est toujours au nom de la tradition à préserver que l’on décide, même si celle-ci est déjà réinventée ou réadaptée à plusieurs reprises, en fonction des convulsions de l’histoire. Unique concession laissée à la tradition, les organisateurs de faux pasola ne peuvent en aucune façon, du moins pour l’instant, « jouer » un pasola sur un terrain où elle a lieu officiellement. Le lieu où se déroule un vrai pasola est sacré, et personne pour l’heure n’entend braver cet interdit. On choisit alors un terrain voisin et suffisamment vaste pour organiser le faux pasola.

 

Aujourd’hui, l’accord pour organiser un faux pasola passe de plus en plus par le gouvernement local tout autant que par les responsables religieux, une autre preuve de la perte de pouvoir des rato au profit des agents de l’Etat : si le gouvernement local est d’accord (Kantor Camat), on va ensuite voir le chef du village (Kepala Desa) puis le chaman (rato), et si tout le monde donne son accord, le faux pasola peut avoir lieu. L’avis du rato n’est plus qu’un avis parmi d’autres. Un avis qui devient par conséquent plus facile à détourner ou à convaincre en cas de refus… Le chef du village suit, par intérêt ou tout naturellement, l’avis du gouvernement local (dont il dépend souvent), et le rato éventuellement rebelle ou résistant se retrouve isolé face aux deux symboles de l’Etat. Le rato qui persiste à refuser s’exclut lui-même du groupe, il boycotte la manifestation folklorique (le faux pasola) mais n’est guère entendu ni suivi… Le pouvoir de la culture et de la religion diminue fortement au profit de celui de l’argent et de la politique. L’affaiblissement du pouvoir des rato annonce l’effritement du marapu, les chamans étant considérés par beaucoup de jeunes comme arriérés et refusant le progrès, une orientation démodée qui va à l’encontre de la « modernité » indonésienne et même du message des églises chrétiennes installées à Sumba et qui ont le vent en poupe depuis quelques années…

 

Timotheus, un jeune employé d’un hôtel de Waikabubak, considère que depuis 2003, deux lieux accueillent essentiellement les faux pasola : Wanokaka (le bateau accoste sur la plage de Rua) et Kodi (le bateau arrive à Pero). Le rituel touristique, quant à lui, est toujours le même : entre une et deux heures passées hors du navire, avec trois activités, voire une quatrième en option (à remarquer, les repas ont toujours lieu sur le bateau, soit encore un manque à gagner pour les populations locales) :

 

1 : Achat de souvenirs, artisanat, textiles « traditionnels » (10 mn)

 

2 : Spectacle du faux pasola (40 mn)

 

3 : Visite d’un village, à côté du lieu du faux pasola, et encore les souvenirs (10 mn)

 

4 : Spectacle de danses « traditionnelles », uniquement sur demande des clients et commandé à l’avance (en 2004, quatre groupes de musique et de danse se partagent ce secteur de l’activité touristique), en option (40 mn)

 

Les faux pasola deviennent progressivement une habitude. Même si au fil des mois les lieux changent et les modalités évoluent, l’entreprise de falsification folklorique semble se poursuivre inexorablement. En 2003, il y avait un groupe d’Espagnols, et aussi des Australiens, des Américains, des Français, des Canadiens, qui ont abordé les côtes de Sumba Ouest dans l’intention de « voir » un pasola… Selon un hôtelier installé non loin de la plage de Marosi (district de Lamboya), il y a eu en 2003 et 2004 pas moins de quatre faux pasola rien que dans le district de Kodi, plus à l’ouest. Mais Lamboya et Wanokaka ne font plus exception, et les touristes de croisière débarquent déjà sur ces côtes pour assister à des pasola truquées et falsifiés. Des tour-opérateurs balinais, tel que Panorama Tours de Denpasar (mais dont le patron est un Suisse), et bien d’autres agences, la plupart s’affiliant avec des intermédiaires locaux, n’hésitent pas à emmener leurs clients sur les traces de la culture (perdue ou en perdition ?) sumbanaise. Comme le suggère encore cet hôtelier, lui-même impliqué dans ce tourisme de la dérive, et néanmoins conscient de la supercherie vendue aux touristes, tout le monde y « gagne » avec cette forme d’exploitation de la culture : les médias, les voyagistes, les hôteliers, les guides locaux, le gouvernement, les artisans… La culture, hélas, a tout à perdre !

 

Le tourisme n’a pas peur du ridicule, et la demande d’exotisme est telle qu’on n’hésite pas, localement, à fomenter de drôles de trucages. Un exemple extrême est celui des faux vers marins (nyale), en l’occurrence des pâtes aquatiques ! Piter, un guide local qui a assisté à la scène, m’a raconté que sur la plage de Wanokaka, lors de la récolte des vers marins qui, à la tombée de la nuit, précède le début du pasola, les fameux nyale ont été remplacés par des nouilles qu’on a placés dans l’eau et qui remontent lentement à la surface…

 

 

L'église aussi n'échappe pas à l'image sainte du cheval...
A droite, terrain de pasola de la région de Lamboya

 

Que retenir de tout cela ?

 

Les faux pasola ont sans doute un bel avenir devant eux. Le prestige de l’identité cède le pas devant le pouvoir de l’argent. De rares Sumbanais mais surtout des proxénètes de l’exotisme en tout genre (marchands, voyagistes, instances gouvernementales et touristiques) vont s’enrichir sur le dos de la culture sumbanaise, sans pour autant que cela ne bénéficie à la majeure partie de la population locale. L’avenir est sans doute aux « foires » (pameran) touristiques, mêlant tradition réinventée et commerce touristique, un peu à l’image de ce qui existe déjà dans l’est de l’île, et que Jill Forshee a fort bien décrit : en 1993, elle se souvient d’un patchwork de musiques et danses régionales sur fond de rituels réadaptés, bref « un pameran se déroule au centre du village où les habitants sont vêtus de leurs plus beaux costumes. Le groupe touristique (qui arrive en bus) observe le spectacle, écoute les commentaires par les (habituellement) tours leaders anglais ou hollandais, puis circule autour du village pour regarder les centaines de tissus qui sont présentés à la vente » (Forshee, 2001 : 132-133). Sumba Ouest est sur la même voie que Sumba Est même si des variantes existent, et peut-être même quelques résistances ici ou là. A suivre et à voir…

 

Le problème est aujourd’hui le suivant : combien de temps encore le vrai pasola sera-t-il plus importante aux yeux des Sumbanais que le faux, celui-ci gagnant en « notoriété » du fait de la présence des touristes, de l’organisation gouvernementale, et surtout des bénéfices financiers que tout le monde – ou presque – empoche au passage… La commercialisation des fêtes et des rituels sumbanais – ici le pasola, mais demain d’autres coutumes ou rites – met gravement en péril le fondement même de la culture de Sumba Ouest et de la religion marapu. Les prédicateurs chrétiens qui parcourent les villages en quête d’âmes esseulées, les serviteurs du gouvernement indonésien, les opérateurs touristiques étrangers ou locaux, et les voyageurs internationaux à la recherche d’ikats et d’artisanat traditionnel le savent bien et, chacun de ces groupes de pression à sa manière, entend profiter de la situation avant qu’il ne soit trop tard… Faut-il alors interdire les faux pasola ? Une « bonne » solution, la « moins pire » sans doute, mais peu probable dans les faits ! Le gouvernement régional pourrait pourtant interdire la tenue de ces faux pasola, sous le juste prétexte qu’ils défigurent la culture locale, mais y songe-t-il seulement ? Et puis de quelle manière procéderait-il et selon quels critères ? Son intérêt ne va pas réellement dans ce sens, c’est aussi évident que visible sur le terrain : entre la préservation d’une culture en mouvement et l’acculturation pure et simple, son choix ne fait guère de doute.

 

Le mythe de la « civilisation », qu’il soit entretenu par l’Etat national ou par le tourisme international, est une affaire qui marche et qui rapporte ! Au détriment des autochtones qui, ici comme ailleurs, anciens colonisés par des puissances étrangères ou néo-colonisés par des autorités intérieures, font les frais d’un mal-développement qui à Sumba semble avoir été érigé en exemple… de ce qu’il ne faudrait pourtant pas faire.

 

 

Franck Michel

 

 

 

 

Tradition et modernité à Sumba : à gauche à Praigoli et à droite à Tarung…

 
 

 

 
     

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Références citées

 

Boneff M., « Guide Archipel IV : l’île de Sumba », Archipel, n°19, Paris, EHESS, 1980, pp. 119-141.

 

Forshee J., Between the Folds. Stories of Cloth, Lives and Travels from Sumba, Honolulu, Uni. of Hawai’i Press, 2001.