Se marier à Bali... pour les étrangers :
la quête de l'exotisme
 

 

Les voyages de noces ont le vent en poupe. Bali fait rêver le commun des mortels mais aussi les jeunes tourtereaux et représente aujourd’hui une destination prisée de ce type de tourisme en pleine expansion. Attention à l’amalgame facile : il faut évidemment distinguer « lune de miel pour jeunes mariés » et « voyage organisé pour aller se marier à l’occidentale à Bali ». La différence des deux types de voyage est notable. Le premier avalise tandis que le second valide. Le premier est généralement respectable, le second totalement discutable. Et au-delà des traditionnels voyages de noces, les unions vacancières occidentales à Bali s’inscrivent dans la continuité des pratiques coloniales nourries par le pire des exotismes. Comme quoi l’union avec son prochain peut se produire sur fond de déni de l’Autre. Il en est ainsi lorsque Bali, ses paysages et ses habitants, ne sont plus qu’un décor d’opérette pour des mises en scène occidentales.

 

 

En route pour Bali

 

Ce décor exotique en carton-pâte nous rappelle un peu « Road to Bali », un vieux film hollywoodien où des blancs miment les orientaux, où des acteurs américains fuyant le mariage, trouvent le chemin de Bali, le tout dans les studios californiens. Cette comédie américaine du début des années cinquante retrace l’itinéraire de deux plongeurs-aventuriers qui quittent Melbourne pour éviter de se marier ! Ils arrivent à Bali où semble les attendre une étrange princesse locale (Lala !), parée de bijoux somptueux. Des Occidentaux qui ne veulent plus se marier avec « leurs » femmes mais préfèrent en chercher (même accidentellement !) d’autres, plus exotiques, voilà c’est sûr un sujet terriblement d’actualité ! Surnommée dans les années trente « l’île aux seins nus », on voit que l’île de Bali était donc dotée très tôt d’un potentiel certain à satisfaire une clientèle étrangère composée de mâles esseulés en quête d’épouses. Ces dernières, plus exotiques qu’estivales, devaient s’avérer plus soumises et dociles que les femmes « de la maison » qui, elles, peu à peu se battent pour leurs droits : ceux aussi qu’on appellera bientôt « droits de l’Homme »… La Femme devra encore patienter ! Pourtant, toujours à cette époque, en Occident, la mini-jupe n’avait pas encore fait son apparition et encore moins le discours des féministes. Road to Bali, un film à voir pour mieux comprendre tout un état d’esprit occidental (et d’époque !) qui ne s’est pas pour autant émoussé avec la mondialisation et l’essor du tourisme international. Au contraire. Plus que jamais, le besoin d’exotisme s’est muté en désir d’érotisme.

 

 
 

Différentes affiches du film Road to Bali, comédie américaine sortie en 1952. Source : Internet.

 

 

 

L’amour vs le mariage !

 

Mais ce tableau noir de la délicate relation amoureuse peut aussi muer en carnet rose sincèrement rempli voire épris de bons sentiments. De joyeuses idylles émergent fort heureusement sur un solide terreau de respect mutuel et de rencontre véritable, et comme on sait, le mariage n’a rien à voir avec l’amour. Les rassembler sans concertation c’est risquer de les tuer les deux à la fois ! Le mariage est d’abord une modalité socio-économique où les intérêts collectifs priment sur les affects personnels. Il représente même dans de nombreuses sociétés la base économique et sociale des familles et de la communauté de vie, celle sur laquelle on peut bâtir un avenir autant qu’une maison.

 

Et à Bali, alors, de l’amour au mariage, un chemin de croix ? Souvent. Pour les couples d’amoureux, partenaires mixtes occidentalo-balinais, se marier n’est pas une sinécure, cela ressemble même pour beaucoup d’aspirants à un parcours de combattants ! Il suffit de mentionner les diverses tracasseries administratives, les Etats français comme indonésien ne simplifiant guère l’ouverture des frontières de l’amour ! Mais pour ceux qui préfèrent et décident de vivre en union libre, de ne pas se marier, la vie n’est pas plus rose pour autant, et même au contraire : le poids des traditions, avec notamment le banjar qui décide de ce qui est bien ou non, légal ou non… Il va presque sans dire que pour les femmes, la situation est bien plus difficile que pour les hommes. Cela est vrai pour les locaux comme pour les étrangers. Bali est une forteresse patriarcale et cela se voit et se sait, ne facilitant pas la vie des femmes mariées. A ces complications s’en ajoutent d’autres : si les clichés sur la femme exotique pullulent chez les mâles occidentaux, ceux sur la femme « blanche » – jugée trop indépendante et « libérée sexuellement »… – le sont tout autant de la part des hommes balinais. D’autant plus que certains d’entre eux – gigolos et autres Kuta Boys – véhiculent ces jugements à l’emporte-pièce, auprès de leurs copains (et parfois leurs petites copines), ce qui ne fait qu’amplifier les rumeurs, déjà défavorables à l’endroit de la gent féminine occidentale…Concernant les mariages entre des Occidentaux et des femmes balinaises, l’idylle promise n’est pas toujours au rendez-vous non plus, loin de là : des petites arnaques minables au coin d’un bar aux grosses extorsions à l’issue de machiavéliques stratégies maritales, toutes les variantes de la vénalité humaine existent au rayon des mariages. Encore plus dérangés qu’arrangés dans ces cas. L’amour rend aveugle, on le sait, d’autant plus facilement que l’exotisme s’en mêle. Et si l’amour rend aussi fou, le mariage, lui, il peut rendre très pauvre ! Raison supplémentaire pour se montrer vigilant, tout en restant ouvert et en se méfiant des préjugés à la vie longue : d’un côté, le bule (« l’Occidental blanc ») naïf mais au portefeuille garni, et de l’autre la Balinaise soumise mais cynique, intéressée et vénale… Le monde, y compris celui de la nuit chaude à Bali, n’est jamais bipolaire à ce point.

 

 

 

Epouses ou concubines ? L’essentiel est d’abord de se montrer en bonne compagnie, les seins nus des Balinaises faisant office de marque de fabrique d’une authenticité déjà recherchée. On dirait ici des images extraites d’un film de cinéaste chinois Wong Kar-Wai, dans la veine de In the mood for love ? Ces prises de vue démontrent surtout que, si les Occidentaux tiennent le haut du pavé pour la diffusion du mythe de Bali, ils ne sont pas les seuls à occuper le terrain : durant le « tempoedoelo », les Chinois et les Japonais sont aussi sur la place. Un peu comme aujourd’hui, où les Asiatiques occupent les six premières places des clientèles touristiques à Bali. Et nombre de couples de Japonais – sans oublier les mariages mixtes Balinais-Japonais – viennent également s’unir dans ladite « île de beauté ». Source : Internet.

 

 

 

Ici, le chaud et le froid c’est un peu comme le yin et le yang : tout est dans tout, ce qui rend la vision floue, pour les étrangers surtout. Dans les affaires sentimentales, se faire berner relève par conséquent plus de la norme que de l’exception, et, c’est bien connu,les histoires d’amour finissent plutôt mal : malentendus culturels et inégalités économiques ne font qu’hypothéquer un peu plus les chances de voir naître le grand Amour… Mais dans ce domaine, heureusement, tout est toujours possible. Mêmes les histoires de cœur les plus rocambolesques. D’un côté l’honneur est sauf et de l’autre on ne perd pas la face. Ouf…

 

 

A Bali, deux célèbres mariés venus du froid : Le Mayeur et Mick Jagger !

 

Au XXe siècle au moins deux mariages mondains ont défrayé la chronique à l’échelle balinaise. Le peintre belge Adrien-Jean Le Mayeur de Merpres (rien que ça !) embarque en 1932 pour Bali. Il envisage d’y rester quelques mois pour retrouver de l’inspiration… Plus que cela, il tombe sous le charme de l’île, de ses danses et rituels, du couple nature-culture qui fait ici des ravages, de ses femmes surtout. Une jeune et jolie danseuse de legong âgée de 16 ans, Ni Pollock, de quarante ans sa cadette, va littéralement l’envoûter. Le Mayeur, alors âgé de 53 ans, décide de s’installer avec elle à Sanur dans le sud-est de l’île. Devenue son modèle attitré, Ni Pollock deviendra aussi son épouse en 1935, l’année de ses 18 ans. Le mariage sera célébré en grandes pompes selon les rythmes et rites balinais. Au cours des années suivantes, la demeure de Le Mayeur accueille de nombreux visiteurs étrangers de passage à Bali, et Ni Pollock – les seins souvent nus et sorte d’icône incarnant le fantasme absolu – esquisse quelques pas de danses devant les parterres de visiteurs ébahis… Une situation qui irrite le gouverneur hollandais en place, protestant puritain et pudibond notoire, mais l’entregent (voire le pouvoir et l’argent) du peintre belge le préserve de toute sanction réelle. Le Mayeur possède un point commun avec certains nouveaux expatriés européens : celui de ne pas s’intéresser aux Balinais ni à leurs problèmes, ce qui n’empêcha pas Sukarno de lui rendre visite et plus tard de lui ériger un musée à sa mémoire. Pour notre part, on retiendra que ce n’est pas parce qu’on est marié localement qu’on s’intéresse forcément au quotidien et à la réalité des autochtones. Et Le Mayeur aura contribué à rendre le mythe possible : banalisation des seins nus, image de la femme balinaise lascive ou sulfureuse, etc. Dans son sillage, des Occidentaux chercheront à leur tour à épouser de jeunes femmes locales… Après la mort du peintre à Bruxelles, en 1958, Ni Pollock revient à Bali et épouse pour un court laps de temps un médecin italien – nouveau mariage mixte pour elle à Bali –puis reste seule, installée dans la maison du défunt peintre à Sanur jusqu’à sa mort en 1985.

 

Autre histoire de mariage à Bali, en 1990 et entre stars occidentales cette fois : le chanteur des Rolling Stones, Mick Jagger s’est marié à Bali, avec Jerry Hall, top model de son état, lors d’une grandiose cérémonie hindoue, le 21 novembre 1990. Très médiatisée, cette union, qui n’a pourtant guère duré, a pourtant fait des émules. Des couples australiens notamment, première clientèle des mariages « à l’occidentale » à Bali. La jet-set internationale est de plus en plus friande de ce type de mariage inauguré par ce couple rock’n roll et glamour par excellence. Mais l’amour glamour ou pas, un fait important, rarement évoqué, est la validité du certificat de mariage : celui-ci n’est pas toujours, loin de là, authentifié et donc valable. Le rocker Jagger en a fait les frais… pour son bien ! Puisque dès 1999, lorsque Jerry Hall demande le divorce, et surtout beaucoup d’argent, elle est recalée car le mariage hindou-balinais de 1990 est annulé puisque non reconnu par la loi anglaise. Le très riche chanteur s’en sort pas trop mal… mais l’acharnement de Hall le contraint à lâcher tout de même dix millions d’euros à la dame, de quoi rester de marbre, de pierre, stone quoi ! Toujours est-il que tout le monde n’est pas Mick mais (presque) tout le monde pourrait se marier à Bali… en se faisant flouer par un mariage qui n’en serait pas un. Les procédures bureaucratiques et parfois cyniques sont complexes et la moindre petite erreur (ou manquement) est fatale, et invalidera toute la démarche…

 

Ces deux mariages ont incontestablement laissé des traces à Bali, aux yeux des visiteurs, des expatriés comme des locaux. Ce qu’il faut en retenir et bien comprendre ici est extrêmement simple : vous ne devez pas partir à Bali pour vous marier entre vous, faites ceci dans votre pays ! Par contre, si l’envie vous chante et Bali vous inspire, alors partez allègrement pour une belle lune de miel ! Mariage à l’occidentale non, voyage de noces oui, tel est le leitmotiv… Rien n’est plus clair à Bali que le ciel d’une pleine lune, de miel et sans fiel, avec des offrandes au sol et la mer au loin. « Toute la beauté du monde » en quelque sorte et du pain béni pour les amoureux en vadrouille…

 

A Bali, l’offre touristique proposant des mariages « à l’occidentale » explose, les habitants de nos régions tempérées voyant dans cette île tropicale un exutoire voire un défouloir pratique pour se marier « en grand ». Pour fêter aussi. Puis ils se persuadent que l’événement – tellement original – restera ainsi gravé dans la mémoire de tous. En oubliant peut-être qu’au moment précis où les mariés se sont promis des choses impossibles, qu’il risquent vite de regretter, le décor « extérieur » aurait pu aussi bien être Tahiti, Ibiza ou Goa… entretenir le mythe, mais Bali est aussi un beau décor, ce qui épice un peu plus l’union qu’on dit sacrée. Les voyagistes de ce secteur, prédateurs parmi les prédateurs, s’engraissent sur des unions aussi fécondes pour eux qu’éphémères pour elles. Mais c’est l’évolution du monde qui veut ceci, et les Balinais n’ont rien à dire dans ce business of love si rentable pour d’autres. Jusqu’au jour où les autorités religieuses locales arrêteront de s’enrichir grâce aux mariages des autres. Pas facile de refuser cet aumône : un prêtre balinais m’a ainsi confié qu’avec un « mariage à l’occidentale » il faisait pas mal d’argent pour un travail vite fait, tandis qu’avec un mariage traditionnel pour des villageois du coin, les recettes étaient nettement moindres et les rituels appropriés beaucoup plus longs et complexes. Ainsi meurent également les traditions…

 

 

 

Bali, île de l’amour ? Le cliché vient de loin. Dès la période coloniale, surtout au cours de la première partie du XXe siècle, les Hollandais, et plus généralement les Européens et les Américains, vont promouvoir l’exotisme et l’image paradisiaque de Bali, par le biais du voyage, de la presse, de la littérature et du cinéma. Ici deux affiches de l’époque où l’on voit déjà à l’œuvre l’imaginaire sensuel voire érotique : « île des vierges, île du romantisme »… Source : Internet.

 

 

 

Quatre formes de mariage à distinguer pour ne pas s’emmêler les pinceaux

 

  • Le voyage de noces « classique » où les mariés sont des non-Balinais qui s’offrent ou font un séjour touristique à Bali.C’est ici un voyage touristique.

  • Le mariage mixte à Bali, civil et/ou religieux, contracté et validé entre locaux et étrangers, résidents ou non, sur place. Religion et tradition sont respectées.

  • Le mariage réel entre étrangers à Bali où ils viennent pour contractualiser leur union en terre exotique. Religion et tradition sont ici commercialisées.

  • Le mariage factice entre étrangers à Bali où ils viennent pour festoyer et se divertir, pour fêter leur union, qui a été officialisée auparavant chez eux. La tradition est ici commercialisée mais aussi instrumentalisée.

 

En général, les deux premiers types de voyage de « mariage »ici mentionnés ne posent pas de problème, ni dans leur forme ni dans leur contenu, tant que toutes les parties (futurs époux, familles respectives, locaux, étrangers, autorités religieuses, administrations, etc.) soient correctement concertées. Les deux autres types, par contre, renvoient à l’inconscient colonial, aux clivages dominants-dominés et Nord-Sud, bref à une vision à la fois impérialiste et capitaliste des relations humaines. Dans ces deux derniers types, Bali n’est plus que l’aire de jeux pour Occidentaux et Asiatiques en quête d’exotisme et de sensations fortes, pour lesquels le mariage organisé localement n’est qu’une des multiples activités proposées dans le catalogue de l’industrie du divertissement. Il est vrai aussi que nombre de Balinais – à commencer par les opérateurs touristiques, hôteliers et restaurateurs, mais également les prêtres balinais, complices intéressés – s’accommodent de ces dévoiements, surtout parce que ces mariages « arrangés » d’un genre nouveau leur rapportent pas mal d’argent. Voire même vraiment beaucoup. Un autre des torts que ces discutables mariages ont contribué à répandre dans l’île est l’idée que les Occidentaux ne prennent pas le mariage au sérieux. Trop de jeu et de « je » aussi. Pour les Balinais, l’individualisme des étrangers – avec l’importance de l’égo – et leur « laisser-aller » si fréquent dès lors que les étrangers foulent un sol tropical, où dans leurs têtes des cocotiers ne côtoieraient que des vahinés, irritent, le respect n’étant pas la priorité de ces fraîchement débarqués. Parfois, le respect et l’humilité se font même attendre après des années d’occupation, pardon d’expatriation.

 

 

Deux questions pour terminer… et pour s’interroger

 

Pour les couples mixtes : demandez aux épouses balinaises (cela est valable dans une moindre mesure pour les époux balinais), mariées à des Occidentaux, installées dans les capitales bondées ou les campagnes reculées, à Paris ou Dallas, dans la Creuse ou en Caroline du Nord, si c’était à refaire, le feraient-elles ? La réponse pourrait être surprenante, il suffit d’observer – statistiquement – le nombre d’unions durables et les divorces en cours… La situation n’est guère différente pour les couples mixtes résidant en Indonésie. Passé le temps de l’exotisme, celui de la réalité est plus dur à tenir ! L’exotisme ne survit pas toujours à l’épreuve du temps.

 

Pour les candidats occidentaux en vue d’un mariage à Bali : de votre côté, que penseriez-vous des couples balinais hindous qui viendraient en voyage à Reims pour se marier « à la balinaise » dans la vieille et bonne cathédrale bien catho de « chez nous » ? Ou si vous croisez des couples javanais musulmans, s’exhibant joliment voilés sur la Croisette, venant s’unir l’été sur la plage de Cannes ou encore l’hiver sur une piste de ski à Courchevel ? Sans même parler des « noceurs » – ces « teuffeurs » en période de mariage – qui décideraient d’organiser une immense « noce-party » à deux pas de chez vous alors qu’il arrivent tout juste du bout du monde ? Rien que se poser ces questions c’est déjà participer à méditer sinon rendre le monde un peu plus juste. Et d’abord un peu moins injuste, une vaste tâche en perspective.

 

En résumé, ne partez pas à Bali pour vous marier entre vous, mais pour découvrir une belle île, un paradis en sursis comme on dit désormais, pour marier vos idées avec celles des locaux, pour privilégier les vraies rencontres et non retrouver vos repères habituels. Un jour, à force d’être en disponibilité du monde et à l’écoute des autochtones, un mariage authentique aura peut-être lieu. Mais il s’agira alors d’une autre histoire. Une belle histoire, mutuelle et consentie, entre vous et un Balinais ou une Balinaise. Ce qui forcément signifiera des Balinais. En épousant ici une personne, c’est de facto avec une communauté tout entière qu’on s’unit. Pour le meilleur comme pour le pire. Le destin s’immiscera alors dans votre voyage : l’expérience pourra se révéler majestueuse ou dévastatrice. Autant le savoir avant de se montrer trop entreprenant !

 

 
     
 
 

Franck Michel

 
 
     
     
Télécharger cet article en format PDF
 

Quelques remarques finales

 

- Ne pas consulter tous les sites commerciaux proposant sur la toile, à des tarifs exorbitants, des mariages à l’occidentale à Bali. Mieux vaut résolument voir Bali autrement…, donc avec d’autres yeux et lieux !

 

- On peut voir Road to Bali, film américain,de Hal Walker, 1952. Toujours instructif!

 

Cet article ne propose pas de photos de mariages d’étrangers à Bali, je n’y tiens pas du tout. Le but ici est d’abord de ne pas promouvoir ce type de séjours qui ne bénéficient guère aux Balinais les plus démunis. Sur le net, les photos de couples mariés occidentaux se vautrant au bord des plages et piscines, dans les hôtels et villas de luxe du sud de l’île, abondent jusqu’à la nausée, ce n’est donc pas la peine d’en rajouter. Du coup, je propose ici, de manière plus anecdotique, d’anciennes affiches ou photos pour venir illustrer le propos. Merci à Bernard pour ces images qu’il m’a gentiment glanées sur Internet il y a quelques semaines.