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1 - Raz de marée à Java Ouest - 17 juillet 2006
2 - Séisme à Java - 27 mai 2006
3 - Attentats du 1er octobre 2005 à Bali
4 - Augmentation radicale du prix du pétrole, 1er octobre 2005
5 - A propos du raz-de-marée du 26 décembre 2004
6 - Visa touristique pour l'Indonésie
7 - Élections présidentielles en Indonésie

 

 

  1 - Raz de marée à Java Ouest - le 17 juillet 2006

 

Un séisme sous-marin de magnitude 7,7 s'est produit le 17 juillet dernier à plus de 200 km des côtes javanaises et provoquant un raz de marée causant la mort de plus de 500 personnes. Celui-ci a été très local puisqu'il n'a touché qu'une centaine de kilomètres de côte et notamment la station balnéaire de Pangandaran principalement fréquentée par des touristes locaux. Malheureusement, cette vague de 2 à 3 mètres de hauteur a été particulièrement destructrice et meurtrière en raison de nombreux indonésiens se trouvant sur la plage à ce moment précis. Tout nos pensées accompagnent bien entendu les victimes de cette catastrophe. A noter que l'île de Bali n'a pas été touchée, de même qu'aucune autre région de Java, ou autre île indonésienne.

 
  La médiatisation qui accompagne cette nouvelle catastrophe, et les questions que vous nous posez, vous qui êtes loin, nous ont amené les quelques réflexions que voici :
 
 

Alors que le raz de marée provoqué par le tremblement de terre sous marin au large des côtes de l’ouest de Java livre à nouveau une pleine brassée de drames humains, voici notre analyse face à cet événement. Ce message écrit sur le vif se veut objectif et concret, néanmoins nous ne sommes pas sismologues, et ce qui suit  n’engage que nous.

 

1) L’île de Java est relativement étroite mais elle s’étire sur près de 1000 kilomètres, et sa densité de population est une des plus importante au monde, avec près de 120 millions d’habitants. Les catastrophes récentes ont toujours été très localisées comparées à la taille de l’île, ce dont on ne se rend pas forcément compte vu de loin. D’autres part le nombre de victimes à chaque fois élevé ne s’explique pas que par la violence des phénomènes, mais également par l’extrême densité et la simplicité de l’habitat indonésien.

 

2)  Ces bilans humains lourds engendrent logiquement une médiatisation proportionnelle, et façonnent notre perception des faits, à savoir que Java semble en proie à une activité sismique dense en ce moment. C’est oublier que l’ensemble de l’archipel volcanique indonésien, à l’instar de nombreux autres pays dans le monde, est situé le long d’une faille active (à 300 kilomètres des côtes en moyenne) qui se prolonge jusqu'en Australie. Le prochain séisme peut tout aussi bien avoir lieu au large de Sumatra, Flores ou Sumbawa. Il peut avoir lieu dans 3 mois, 6 mois ou 2 ans, mais il aura lieu c’est une certitude. Il pourra être puissant, ou anodin, être médiatique, ou, comme c’est le cas le plus souvent, passer complètement inaperçu. Nous habitons Bali depuis près de 8 ans et nous avons vécu quelques séismes, tous très légers, n’engendrant que peu de dégâts et aucune victimes.

 

3) Une fois qu’un endroit du monde est mis en avant, comme c’est le cas à Java en ce moment, il faut un certain moment avant que la pression ne retombe. Dans l’intervalle certains évènements sans conséquence peuvent être médiatisés alors qu’ils ne l’auraient jamais été en temps normal. C’est le cas pour dernière réplique qui a eu lieu à 150 kilomètres au large de Jakarta, relativement faible, et qui n’a fait aucun dégât suivant nos informations.

 

4)  L’éloignement est un facteur de crainte important, il engendre une perception souvent exacerbée d’un événement médiatisé. Ainsi pendant l’affaire récente des banlieues en France, les indonésiens étaient persuadés que la guerre civile éclatait dans notre pays et nous déconseillaient d’y rentrer en vacances. Nous qui vivons à l’année en Indonésie avec nos enfants, nous n’aurions pas de crainte particulière à nous rendre à Java dès demain, nous y allons d’ailleurs assez souvent.

 

Ces quatre points importants nous font vous dire, objectivement, que le risque concernant les touristes est très faible. Mais tout voyage comporte des dangers, et, objectivement toujours, nous ne pouvons rien exclure, car malheureusement nous ne sommes pas devins…

 

Nous ne pouvons donc qu’en appeler à la responsabilité de chacun, et, plus subjectivement, affectivement, vous dire que de nombreuses familles vivent du tourisme à Java, et que chaque annulation engendrent des difficultés supplémentaires....

 

N'hésitez pas à réagir et à nous communiquer également votre point de vue : info@baliautrement.com

 

 

  2 - Séisme à Java Centre - région de Jogjakarta - le 27 mai 2006

 

Le 27 mai dernier, un tremblement de terre de 6,2 a sécoué le centre de Java (au Sud de la région de Yogyakarta) faisant plus de 5400 morts et des dizaines de milliers de blessés.

L'île de Bali n'a pas été touchée, de même qu'aucune autre région de Java, ou autre île indonésienne. Par chance, nous ne connaissons personne qui ait eu à subir de destructions graves dans ce séisme. Nous étions à Jogjakarta la semaine précédent le drame, c'est un endroit paisible et beau que nous aimons beaucoup. Aujourd'hui, comme vous, nous pensons à ceux qui ont tout perdu, jusqu'à leur vie...

Vous pouvez aider les associations françaises suivantes qui vont apporter leur aide aux sinistrés :

 
http://www.secourspopulaire.fr/
http://www.croix-rouge.fr/
http://www.msf.org/
http://www.medecinsdumonde.org/
ou à la Croix rouge indonésienne : http://www.palangmerah.org/default.asp?stat=eng

 

 

  3 - Attentats du 1er octobre 2005 - article du 13 octobre 2005

 

Trois bombes placées dans des restaurants ont, samedi 1er octobre dernier, à nouveau endeuillé le sol d’une des plus paisibles et belles îles du monde. Ce triple attentat, attribué par la police à des kamikazes, a fait 22 morts, dont les 3 kamikazes, et 138 blessés. Pour le moment - le 13 octobre - l'enquête semble piétiner.

Notre coeur saigne pour toutes les victimes, comme pour Bali qui représente l'antithèse de la violence. Les mots nous manqueront toujours pour qualifier de tels actes de barbarie, où qu'ils se passent dans le monde.

Cependant, nous savons que nous ne laisserons pas le terrorisme gagner sur la gentillesse naturelle d’un peuple que nous aimons profondément. Nous resterons donc tous ici, avec nos familles, fidèles au poste.

Comme nous, l'immense majorité des visiteurs présents à ce moment là sur l'île semblent à présent décidés à ne pas se laisser dicter leurs conduites par la violence, ainsi, peu de personnes ont décidé d'écourter leurs vacances, et les plages de l'île continuent à vivre au rythme du surf et du bain de soleil. Renseignements pris auprès de nos amis professionnels du tourisme, les annulations restent anecdotiques. Les mentalités changent, et les terroristes, en multipliant leurs actes à l'échelle de la planète, les banalisent, et ne terrorisent plus.

En pleine cérémonie de Galungan (voir page fêtes balinaises), les balinais s’apprêtent déjà à recevoir mieux que jamais leurs hôtes du monde entier qui auront choisi de ne pas céder au chantage du terrorisme devenu mondial.

N'hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations : info@baliautrement.com

Nous vous remercions de votre visite...

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  4 - Augmentation radicale du prix du pétrole sur tout l'archipel - 1er octobre 2005
 

Les manifestions hostiles au pouvoir n'y ont rien fait, le samedi 1er octobre 2005 au matin, les carburants ont augmenté de 80 à 186% suivant leurs natures. Le super passe ainsi de 2400 à 4500 rp le litre (soit environ 40 centimes d'€uros).

D'application immédiate, la mesure annoncée vise à soulager les finances publiques en réduisant les subventions aux carburants. Gros pays producteur d'hydrocarbures, l'Indonésie doit cependant procéder à des importations de pétrole pour, notamment, pallier les insuffisances de ses infrastructures vétustes. Le pays dépense près d'un quart de son budget ­ plus que pour l'éducation ou la santé ­ à maintenir les dérivés du pétrole à un prix artificiellement bas. La récente flambée des cours du brut, en forçant le pays à acheter massivement des dollars, a plongé l'économie dans la crise avec de fortes pressions sur la roupie indonésienne.

Cet hausse brutale entraîne avec elle l'ensemble des prix, tout ou presque a augmenté d'un coup dans le pays, et notamment les produits de premières nécessitées très utilisé par les indonésiens les plus modestes dans leur vie de tous les jours, notamment pour cuisiner et pour s'éclairer.


 

 

  5 - A propos du raz-de-marée du 26 décembre 2004 - article du 23 mars 2005
 

Trois mois après le terrible tsunami du 26 décembre dernier le nombre des morts et disparus s'élève officiellement à 273 435 dont 220 172 pour l'Indonésie (125 598 décès confirmés et 94 574 disparus). L'Indonésie est donc de loin le pays le plus touché par cette catastrophe.

Afin de mieux comprendre comment un raz-de-marée d'une telle ampleur a pu survenir nous vous invitons à suivre le lien suivant vers une page particulièrement bien faite se rapportant au déroulement de la catastrophe :

  Encyclopédie "Wikipédia" , l'enchaînement des causes et leurs effets
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre_du_26_décembre_2004

L'île de Bali n'a pas été touchée et, comme dans de nombreux endroits d'Asie du Sud et d'Indonésie, la vie continue à se dérouler normalement. Nous ne redoutons ici ni épidémie de l'eau ou de l'air, ni réplique du séisme, ni vague géante se rapportant à celle de la fin de l'année dernière.

Nous avons cependant été très émus par ce drame dont l'acte le plus dramatique s'est déroulé dans ce pays que nous habitons et que nous aimons. D'une façon ou d'une autre "Bali Autrement" appuiera durablement cette démarche, il est encore trop tôt pour savoir exactement de quelle façon.



Barge (+ de 80m de long) et remorqueur à 300 mètres à l'intérieur des terres - route de Banda Aceh - fin avril 2005

 

 

  6 - Visa touristique pour l'Indonésie
 

Le décret présidentiel signé le 31 mars 2003, élargissant l'obligation d'un visa pour se rendre en Indonésie, est entré en vigueur le 1er février 2004. La validité de ce visa sera limitée à 30 jours, non reconductible sur place.

Cette mesure concerne 49 Pays, dont la France. Le coût de ce visa s'élève sur place à la somme de 25 USD. Il peut également être obtenu contre l'équivalent en Euros, au taux du jour des services de l'immigration. L'opération de change est rapide et bien organisée.

Mais seuls les ressortissants d'un certain nombre de Pays, dont la France, la Suisse, la Belgique (depuis le 1er août 2005) et le Canada peuvent bénéficier de la facilité d'obtention d'un visa lors de l'arrivée en Indonésie, limitée cependant à certains points d'entrée.

Les points d'entrée sont les suivants : Aéroport Soekarno-Hatta de Jakarta ; Aéroport Ngurah Rai de Bali ; aéroport Polonia de Medan ; aéroport Sam Ratulangi de Manado ; aéroport Tabing de Padang ; aéroport Juanda de Surabaya. S'agissant des ports, il s'agit des points d'entrée suivants : port de Batam ; port Belawan de Medan ; port Tanjung Priok de Jakarta ; port Tanjung Perak de Surabaya ; port Benoa de Bali ; port Sibolga (Nord Sumatra) ; port Jayapura (Papouasie).

 

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  7 - Elections présidentielles en Indonésie 
 

Le 20 Septembre 2004 c'est plus de 150 millions d'indonésiens (l'Indonésie compte 212 millions d'habitants) qui étaient appelés aux urnes pour élire pour la première fois au suffrage universel leur nouveau président. Six ans après la chute de Suharto, la démocratie semble désormais bien installée en Indonésie où aucun trouble n'a été constaté pendant cette période électorale.

Le 5 avril dernier, le résultat des législatives a vu la victoire du Golkar, ancien parti du président Suharto, avec à sa tête le général Wiranto qui est également candidat aux présidentielles. Le PDI, parti politique de l'actuelle présidente Megawati Sukarnoputri (fille de l'ancien président  Sukarno), a pour sa part perdu de nombreuses voix face à la déception croissante des indonésiens sur le manque de réformes concernant la corruption et l'économie dans un pays où le chômage et la pauvreté sont très élevés et où près de la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

C'est pourtant un autre candidat qui a émergé et l'a l'emporté lors de ces dernières élections : Susilo Bambang Yudhoyono (SBY), un autre général à la retraite et ancien ministre de la sécurité de Megawati Sukarnoputri, Les indonésiens souhaitent voir à la tête de leur pays un homme fort et Yudhoyono a l'image d'un homme propre et semble reconnu pour son intégrité et sa fermeté contre le terrorisme. Il est également le favori des jeunes qui lui ont réservé un accueil chaleureux lors de sa participation à l'émission "Akademi fantasy" (équivalent de Star Academy en France) ou SBY a pu démontrer ses talents de chanteur en reprenant une chanson à la mode.
 


Les principales dates depuis l'indépendance
 

1949 : Les Pays bas reconnaissent l'indépendance du pays. Sukarno est le premier président de l'Indonésie.

1965 : Coup d'Etat avorté. Répression sanglante contre les communistes. 200,000 indonésiens sont tués.

1967 : Suharto devient président.

1997 : La crise économique asiatique touche durement le pays, effondrement de la rupiah.

1998 : Chute du président Suharto suite aux manifestations étudiantes.

1999 : Abdurrahman Wahid devient président.

2001 : Wahid est destitué pour incompétence. Megawati Sukarnoputri, fille de Sukarno, lui succède.

5 avril 2004 : Les élections générales sont remportées par le Golkar, ancien parti de Suharto.

5 juillet 2004 : Première élection présidentielle au suffrage direct - 1er tour.

20 septembre 2004 : 2ème tour des élections, Susilo Bambang Yudhoyono est élu.

 

 

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