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2004 à 2009

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1 - Séisme à Sumatra - 30 septembre 2009
2 - Tremblement de terre à Java - 2 septembre 2009
3 - Attentats de Jakarta - 16 juillet 2009
4 - Réélection de SBY - 8 juillet 2009
5 -
Quatre compagnies indonésiennes retirées de la liste noire de l’UE - juillet 2009
6 -
Adoption de la loi anti-pornographique - octobre 2008
7 -
Retrait de l’Opep - 28 mai 2008
8 - Mort de Suharto - 27 janvier 2008
 

 

 

  1 - Séisme à Sumatra - le  30 septembre 2009

 

Un séisme d'une magnitude de 7,6 magnitude a frappé la province de Sumatra occidental. À Padang, des centaines d'habitations à se sont effondrées. Au 1er octobre, on comptait 529 morts pour l'ensemble de la province : 375 à Padang, 75 à Pasaman, 62 à Padang Pariaman, 11 à Pariaman, 3 à Padang Panjang et 2 à Solok. Le 1er octobre au matin, une seconde secousse a frappé la région, sans toutefois faire de victime cette fois-ci. Ce séisme reste un des plus puissants et des plus meurtriers en Indonésie depuis le tsunami de 2006.

 

   

  2 - Tremblement de terre West Java à Tasikmalaya, 7.4  Richter - le 2 septembre 2009

Java une  nouvelle fois touchée par un violent tremblement de terre, qui aura fait au moins 57 morts et entraîné l’évacuation de plus de 6000 personnes. Les secousses ont été ressenties à plus de 500 km à la ronde. Un puissant séisme qui s’est produit au large du sud-ouest de l'île de Java. Selon l'institut indonésien de sismologie, l’épicentre se trouvait en mer, à 142 km au sud-ouest de Tasikmalaya, et son hypocentre à environ 50 km de profondeur. Le tremblement de terre a été ressenti jusqu'à Surabaya, seconde plus grande ville du pays, à 500 km au nord-est de Tasikmalaya, et jusqu'à l'île touristique de Bali, 700 km à l'est. Le séisme a également ébranlé la capitale indonésienne Djakarta, blessant une trentaine de personnes et entraînant des milliers d’évacuation.

 

   

  3 - Attentats de Jakarta (Mariott et Ritz-Carlton) - le 16 juillet 2009

Deux attentats ont touché des hôtels de luxe à Jakarta (Mariot et Ritz-Carlton). Le bilan fut de 7 morts et 50 blessés dans cette attaque attribuée au groupe militant Jamaah Islamiah. Celui-ci était soupçonné d’être responsable de divers attentats dont ceux de Bali en 2002. L’instigateur présumé, Noordin M Top, a finalement été retrouvé le 17 septembre 2009 à Solo, dans le centre de Java. Il était en possession de bombes prêtes à servir et a été abattu par la police lors du raid mené pour le capturer.

 

   
  4 - Réélection de SBY - le 8 juillet 2009
Susilo Bambang Yudhoyono, alias SBY, a été réélu pour 5 ans à la tête du plus grand pays musulman du monde. Près de 176 millions d’Indonésiens ont donc voté pour le président sortant en le créditant de 60% des voix dès le 1er tour. Il a su faire de son bilan économique un argument de poids lors de sa campagne. Alors que ses voisins pâtissent de la crise économique mondiale, l’économie indonésienne a vu son taux de croissance se chiffrer à 4 % au premier trimestre de l’année 2009. Malgré un taux de chômage élevé et des disparités criantes au sein de la population, le pays a connu, ces dernières années, une stabilité tant politique qu’économique que d’autres présidents de la région envient à l’ex-général de 59 ans.

Ce dernier a ainsi promis de faire de son pays – quatrième le plus peuplé au monde et premier État musulman – une place internationale. Selon plusieurs spécialistes, l’Indonésie serait en passe de rejoindre l’association des principales économies émergentes, le BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Seule ombre au tableau : la corruption, qui gangrène la société indonésienne. M. Yudhoyono devrait désormais s’atteler plus efficacement à la lutte contre celui-ci avec l'aide des autres partis politiques.

 

   


Les principales dates depuis l'indépendance
 

1949 : Les Pays bas reconnaissent l'indépendance du pays. Sukarno est le premier président de l'Indonésie.

1965 : Coup d'Etat avorté. Répression sanglante contre les communistes. 200,000 indonésiens sont tués.

1967 : Suharto devient président.

1997 : La crise économique asiatique touche durement le pays, effondrement de la rupiah.

1998 : Chute du président Suharto suite aux manifestations étudiantes.

1999 : Abdurrahman Wahid devient président.

2001 : Wahid est destitué pour incompétence. Megawati Sukarnoputri, fille de Sukarno, lui succède.

5 avril 2004 : Les élections générales sont remportées par le Golkar, ancien parti de Suharto.

5 juillet 2004 : Première élection présidentielle au suffrage direct - 1er tour.

20 septembre 2004 : 2ème tour des élections, Susilo Bambang Yudhoyono est élu.

8 juillet 2009 : Réélection du président Susilo Bambang Yudhoyono dès le 1er tour.

 
 
  5 - Quatre compagnies indonésiennes retirées de la liste noire de l’UE - juillet 2009

La Commission européenne a annoncé le retrait de quatre compagnies aériennes indonésiennes de la liste noire de l’UE, dont la compagnie nationale Garuda. Le comité pour la sécurité aérienne de l’UE a décidé de lever l’interdiction de desservir l’Europe aux compagnies aériennes indonésiennes Garuda Indonesia, Airfast, Mandala et Premiair « car elles répondent aux normes de sécurité internationales », a expliqué la Commission dans un communiqué. « Les améliorations et réalisations importantes de l’autorité indonésienne de l’aviation civile sont reconnues dans le domaine de la sécurité », a-t-elle précisé.

L’Union européenne avait interdit en juin 2007 à toutes les compagnies indonésiennes d’emprunter son espace aérien, après un rapport critique de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et suite à une série d'accidents aériens.

Jakarta attendait depuis plusieurs mois cette décision. Garuda prévoit désormais de "rouvrir les liaisons avec l'Europe", en commençant par Amsterdam en 2010 avant probablement Francfort et Londres. La compagnie nationale, en bonne santé financière, envisage également de doubler sa flotte dans les cinq prochaines années, pour la porter à 116 appareils, dont des Boeing 777 et des Airbus 330-200. L'Indonésie espère également un impact positif sur le tourisme, de nombreux tour-opérateurs européens refusant d'organiser des voyages entre les milliers d'îles indonésiennes en raison de la "liste noire", qui empêchait notamment leur prise en compte par les compagnies d'assurance.

 

   
  6 - Adoption de la loi anti-pornographique - octobre 2008

Après des années de tergiversations, après avoir tenté d’éluder ou de repousser la question, une loi anti-pornographique a finalement été adoptée. Celle-ci a été défendue de logue date par les partis musulmans conservateurs mais critiqué par les minorités du pays. Elle vise à punir les actes ou les œuvres encourageant les désirs sexuels ou violant "la morale de la communauté". Le texte a été défendu par les élus des partis islamistes mais aussi du Golkar, la principale formation du pays. Il est en revanche rejeté par plusieurs partis laïques ou non-musulmans ainsi que par des mouvements de Papouasie occidentale ou de provinces où les chrétiens sont présents. "Les Balinais et les autres groupes ethniques ont une vision différente de ce qui peut être considéré comme sexuel ou pornographique", a déclaré Wayan Sayoga, un intellectuel participant à une manifestation d’opposition. "Pour nous, la nudité n'est pas associée à la luxure. Nous pouvons la regarder d'un point de vue esthétique", a-t-il ajouté. Les habitants de Bali craignent également que cette loi, si elle était adoptée, n'affecte le tourisme, le principal atout de cette île dont les plages attirent de nombreux Occidentaux. Fin 2006, des musulmans conservateurs avaient déjà tenté de faire adopter un projet de loi anti-pornographie, mais s'étaient heurtés à une vive opposition.

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  7 - Retrait de l’Opep - 28 mai 2008
 

Le 28 mai 2008, l’Indonésie annonce son retrait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Seul pays d'Asie du Sud-Est membre du cartel, l’Indonésie a cessé d’être exportateur pour devenir importateur en raison de la très forte progression de sa demande intérieure. Membre depuis 1962, l’Indonésie est le septième pays à avoir intégré le cartel. En quelques années, le pays a vu sa production chuter, passant de 1,6 million de barils par jour (bpj) à moins d’un million actuellement.

 
 8 - Mort de Suharto - 27 janvier 2008
 

L'ancien président-dictateur d'Indonésie, le général Suharto  meurt à l'âge de 86 ans dans un hôpital, à Jakarta, où il était hospitalisé depuis le 4 janvier. Haji Muhammad Suharto aura gouverné l'archipel d'une main de fer pendant 32 ans, avant de démissionner sous la pression de la rue en 1998. Ce règne aura surtout été placé sous le signe de la corruption et de la répression, parfois sanglante. En effet Suharto et sa famille auraient détourné entre 15 et 35 milliards de dollars. Mais l’ancien général restera surtout comme le responsable d'une des plus violentes répressions qu'ait connue l'Indonésie. Mais tout comme l'ancien dictateur chilien, il aura jusqu'à la fin de sa vie échappé à un procès pour les crimes commis. Suharto fut souvent surnommé « le père du développement de l’Indonésie ». Mais son bilan s'est révélé beaucoup plus mitigé. La corruption, qu'il avait instaurée en mode de gouvernement, avait conduit son pays à la plus grave crise économique de son histoire. Il décide de mettre en place une politique économique très libérale qui attire les investisseurs étrangers. Dans les années 1980, de nombreuses multinationales s’installent pour produire vêtements et chaussures notamment. Le pays fait partie des « bébés tigres » asiatiques, il atteint des taux de croissance record. Mais le miracle économique est un mirage. Le régime Suharto repose sur le soutien des élites traditionnelles et de l’armée à qui sont octroyés d’immenses conglomérats industriels et commerciaux. Avec le krach boursier asiatique de 1997, l’économie indonésienne s’effondre totalement, révélant la fragilité et le caractère mafieux du régime. Pour la très grande majorité des Indonésiens, les 32 ans du régime Suharto se résument par l'acronyme KKN : corruption, collusion, népotisme.

 
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1 - Homme de Flores - septembre 2007
2 - Tremblement de terre à Padang - 6 mars 2007
3 - Inondations à Jakarta - février 2007
4 - Éruption du Merpati - été 2006
5 - Éruption de boue à Java Est - 28 mai 2006

6 - Raz de marée à Java Ouest - 17 juillet 2006
7 - Séisme à Java - 27 mai 2006
8 - Attentats du 1er octobre 2005 à Bali
9 - Augmentation radicale du prix du pétrole, 1er octobre 2005
10 - A propos du raz-de-marée du 26 décembre 2004
11 - Visa touristique pour l'Indonésie
12 - Élections présidentielles en Indonésie


 

 

  1 - Homme de Flores - septembre 2007

De nouveaux éléments viennent appuyer la théorie selon laquelle l’Homme de Flores, découvert sur cette île indonésienne, serait une espèce d’hominidé distincte, baptisée Homo floresiensis.

La découverte des premiers ossements de l’homme de Flores en 2003 dans la grotte de Liang Bua (à l’est de Bali) fut à l’origine d’une vaste polémique au sein de la communauté des paléontologues. Ces petits hominidés, baptisés "hobbits" en raison de leur nanisme, étaient-ils des humains nains ou une espèce à part entière ? Les plus sceptiques argumentaient que la boîte crânienne de l’homme de Flores avait un volume restreint, abritant en conséquence un cerveau trop modeste en taille pour permettre la fabrication des objets retrouvés à ses côtés. D’où l’hypothèse que ces hommes de Florès étaient atteints de microcéphalie, une maladie ayant empêché leur développement normal.

Pour réfuter cette hypothèse, en 2007 le paléontologue Matthew Tocheri du Museum d’Histoire Naturelle de Washington DC et ses collègues ont apporté une nouvelle preuve en faveur de l’hypothèse de l’espèce distincte : étudiant plus en détail le poignet de l’Homme de Flores, et en les comparant avec ceux de l’homme moderne, de l’homme de Néanderthal et des grands singes, Tocheri et ses collègues montrent de nets différences permettant de ne plus considérer l’homme de Flores comme un humain atteint de nanisme.

L’homme de Flores aurait divergé des autres hominidés bien avant l’apparition d’Homo sapiens ou d’Homo neandertalensis. Les paléontologues japonais souhaiteraient désormais comparer le poignet de l’homme de Flores avec celui d’Homo erectus, ancêtre ayant quitté l’Afrique il y a environ 1,8 millions d’années. Cette comparaison permettrait de mieux comprendre à quelle époque l’homme de Flores aurait divergé des autres hominidés. Malheureusement, aucun poignet fossile d’Homo erectus n’a été découvert pour le moment.

 
 

  2 - Tremblement de terre à Padang 6.3 Richter - 6 mars 2007

Le 6 mars 2007, un puissant séisme, suivi deux heures plus tard par une forte réplique, a frappé l’Indonésie, principalement l‘île de Sumatra. Le bilan fut d’au moins 70 morts dans l’ouest de l‘île. Padang, la capitale de la province touchée, et la ville de Solok, située à une quarantaine de km de Padang, ont été durement éprouvées. L’Institut national de géophysique américain a estimé la magnitude du premier séisme à 6,3 sur l‘échelle ouverte de Richter. L’Agence de sismologie de Jakarta parle de 5,8 sur cette même échelle. La première secousse a été ressentie jusqu‘à Singapour et en Malaisie. Un bâtiment résidentiel de quatre étages s’est totalement effondré dans la ville de Kota Padang Panjang, en Indonésie. La population de Sumatra-ouest a été prise de panique, redoutant l’arrivée d’un tsunami. Le séisme a aussi provoqué des scènes de panique dans le quartier d’affaires de Singapour.

 

  3 - Inondations à Jakarta - février 2007

En février 2007, des inondations ont touché les quartiers pauvres de Jakarta. Les conséquences dans cette ville de 20 M d’habitants ont été dramatiques (55 morts, 400 000 sinistrés). Outre leurs causes intrinsèques (configuration topographique favorable, précipitations concentrées dans le temps, superposition de deux ondes de crue), ces inondations furent amplifiées par l'urbanisation accélérée au cours des dix dernières années et une gestion des eaux défaillante à l'échelle de la ville. Ce type d'événement a affecté en priorité les quartiers populaires et a entraîné des conséquences économiques et sanitaires graves, qui se traduisent pour ces populations par une vulnérabilité accrue au risque d'inondation et un sentiment croissant d'insécurité.

 

  4 - Éruption du Merapi - été 2006

Dès le mois d’avril le volcan se réveille et le gouvernement indonésien envisage d'évacuer 30 000 personnes qui habitent à proximité. Le 02 Mai, il entre en éruption, donnant naissance à un nouveau dôme de lave sommital Le 4 mai, 5 000 personnes préfèrent évacuer les lieux par précaution. Le 13 mai, l'alerte passe au niveau 4 d'une échelle de 4 degrés : l'évacuation est ordonnée pour certains villages et des zones proches des rivières. Le 14 mai, les manifestations volcaniques s'accélèrent : entre minuit et 6 heures du matin, on dénombre 23 nuées ardentes et 66 secousses provoquées par des avalanches de blocs. Plus de trois mille personnes sont réfugiées dans les camps d'accueil préparés. Le 15 mai, une nuée ardente se produit toutes les trois minutes environ, d'une longueur moyenne de 2,5 kilomètres, souvent en direction des rivières Boyong, Krasak et Gendol. Le dôme s'est surélevé de 95 mètres. Le 17 mai les nuées ardentes s'amplifient encore. Le 19 mai son intensité baisse toutefois. Le 27 mai 2006, à 5h54 locales (23h54 GMT), un violent séisme d'une magnitude de 6,2 se produit au centre de l'île de Java. Le volcan regagne en intensité. Son panache modifie la météo jusqu'à une grande distance. L'activité commençait à se calmer fin mai lorsque le séisme du 27 mai lui permet de redevenir très intense. Le dôme, bien alimenté, va alors produire de très nombreuses coulées pyroclastiques. L'une des plus importantes fait 2 victimes dans la nuit du 15 au 16 juin. Heureusement, aucune activité explosive très violente ne s'est produite, et la gestion de la crise, bien que très difficile, n'en a pas moins été rondement menée. A partir de juillet, l'activité n'a cessé de décliner.

 

  5 - Éruption de boue à l'Est de java - 28 mai 2006

A l’est de Java dans le village Sidoarjo, suite à un forage exploratoire visant à situer une poche de gaz naturel, une éruption de boue s’est produite. Celle-ci atteignant rapidement un débit 50.000 à 130.000 mètres cubes par jour. Plus de 25 km² ont été recouverts, engloutissant cinq villages, une autoroute ainsi que de nombreux champs cultivés. Des dizaines de milliers de cultivateurs, ruinés, réclament compensation auprès de la compagnie PT Lapindo Brantas. Cette dernière étant à charge, au moment des faits, de la synchronisation des activités, ainsi que l’exploration du site. La société doit parallèlement gérer, avec les autorités, l'énorme chantier ouvert pour endiguer le flot fétide. Mais la tâche s'avère très difficile. Les équipements de pompage, endommagés par la vase épaisse, tombent en panne. Les digues doivent sans cesse être colmatées et surélevées, jusqu'à 11 m de haut, pour faire face à l'extension du "lac". La boue a donc été dirigée vers la rivière mais le lit de la rivière a déjà diminué de moitié, encombré par les dépôts de boue. Et les tentatives pour colmater le volcan ont échoué, comme le largage de centaines de boules de béton dans le cône. Impressionnant, le paysage de désolation attire les curieux et fait désormais partie des circuits touristiques sur la route des grands volcans de Java.

 

  6 - Raz de marée à Java Ouest - le 17 juillet 2006

Un séisme sous-marin de magnitude 7,7 s'est produit le 17 juillet dernier à plus de 200 km des côtes javanaises et provoquant un raz de marée causant la mort de plus de 500 personnes. Celui-ci a été très local puisqu'il n'a touché qu'une centaine de kilomètres de côte et notamment la station balnéaire de Pangandaran principalement fréquentée par des touristes locaux. Malheureusement, cette vague de 2 à 3 mètres de hauteur a été particulièrement destructrice et meurtrière en raison de nombreux indonésiens se trouvant sur la plage à ce moment précis. Tout nos pensées accompagnent bien entendu les victimes de cette catastrophe. A noter que l'île de Bali n'a pas été touchée, de même qu'aucune autre région de Java, ou autre île indonésienne.

 
  La médiatisation qui accompagne cette nouvelle catastrophe, et les questions que vous nous posez, vous qui êtes loin, nous ont amené les quelques réflexions que voici :
 
 

Alors que le raz de marée provoqué par le tremblement de terre sous marin au large des côtes de l’ouest de Java livre à nouveau une pleine brassée de drames humains, voici notre analyse face à cet événement. Ce message écrit sur le vif se veut objectif et concret, néanmoins nous ne sommes pas sismologues, et ce qui suit  n’engage que nous.

 

1) L’île de Java est relativement étroite mais elle s’étire sur près de 1000 kilomètres, et sa densité de population est une des plus importante au monde, avec près de 120 millions d’habitants. Les catastrophes récentes ont toujours été très localisées comparées à la taille de l’île, ce dont on ne se rend pas forcément compte vu de loin. D’autres part le nombre de victimes à chaque fois élevé ne s’explique pas que par la violence des phénomènes, mais également par l’extrême densité et la simplicité de l’habitat indonésien.

 

2)  Ces bilans humains lourds engendrent logiquement une médiatisation proportionnelle, et façonnent notre perception des faits, à savoir que Java semble en proie à une activité sismique dense en ce moment. C’est oublier que l’ensemble de l’archipel volcanique indonésien, à l’instar de nombreux autres pays dans le monde, est situé le long d’une faille active (à 300 kilomètres des côtes en moyenne) qui se prolonge jusqu'en Australie. Le prochain séisme peut tout aussi bien avoir lieu au large de Sumatra, Flores ou Sumbawa. Il peut avoir lieu dans 3 mois, 6 mois ou 2 ans, mais il aura lieu c’est une certitude. Il pourra être puissant, ou anodin, être médiatique, ou, comme c’est le cas le plus souvent, passer complètement inaperçu. Nous habitons Bali depuis près de 8 ans et nous avons vécu quelques séismes, tous très légers, n’engendrant que peu de dégâts et aucune victimes.

 

3) Une fois qu’un endroit du monde est mis en avant, comme c’est le cas à Java en ce moment, il faut un certain moment avant que la pression ne retombe. Dans l’intervalle certains évènements sans conséquence peuvent être médiatisés alors qu’ils ne l’auraient jamais été en temps normal. C’est le cas pour dernière réplique qui a eu lieu à 150 kilomètres au large de Jakarta, relativement faible, et qui n’a fait aucun dégât suivant nos informations.

 

4)  L’éloignement est un facteur de crainte important, il engendre une perception souvent exacerbée d’un événement médiatisé. Ainsi pendant l’affaire récente des banlieues en France, les indonésiens étaient persuadés que la guerre civile éclatait dans notre pays et nous déconseillaient d’y rentrer en vacances. Nous qui vivons à l’année en Indonésie avec nos enfants, nous n’aurions pas de crainte particulière à nous rendre à Java dès demain, nous y allons d’ailleurs assez souvent.

 

Ces quatre points importants nous font vous dire, objectivement, que le risque concernant les touristes est très faible. Mais tout voyage comporte des dangers, et, objectivement toujours, nous ne pouvons rien exclure, car malheureusement nous ne sommes pas devins…

 

Nous ne pouvons donc qu’en appeler à la responsabilité de chacun, et, plus subjectivement, affectivement, vous dire que de nombreuses familles vivent du tourisme à Java, et que chaque annulation engendrent des difficultés supplémentaires....

 

N'hésitez pas à réagir et à nous communiquer également votre point de vue : info@baliautrement.com

 

 

  7 - Séisme à Java Centre - région de Jogjakarta - le 27 mai 2006

 

Le 27 mai dernier, un tremblement de terre de 6,2 a sécoué le centre de Java (au Sud de la région de Yogyakarta) faisant plus de 5400 morts et des dizaines de milliers de blessés.

L'île de Bali n'a pas été touchée, de même qu'aucune autre région de Java, ou autre île indonésienne. Par chance, nous ne connaissons personne qui ait eu à subir de destructions graves dans ce séisme. Nous étions à Jogjakarta la semaine précédent le drame, c'est un endroit paisible et beau que nous aimons beaucoup. Aujourd'hui, comme vous, nous pensons à ceux qui ont tout perdu, jusqu'à leur vie...

Vous pouvez aider les associations françaises suivantes qui vont apporter leur aide aux sinistrés :

 
http://www.secourspopulaire.fr/
http://www.croix-rouge.fr/
http://www.msf.org/
http://www.medecinsdumonde.org/
ou à la Croix rouge indonésienne : http://www.palangmerah.org/default.asp?stat=eng

 

 

  8 - Attentats du 1er octobre 2005 - article du 13 octobre 2005

 

Trois bombes placées dans des restaurants ont, samedi 1er octobre dernier, à nouveau endeuillé le sol d’une des plus paisibles et belles îles du monde. Ce triple attentat, attribué par la police à des kamikazes, a fait 22 morts, dont les 3 kamikazes, et 138 blessés. Pour le moment - le 13 octobre - l'enquête semble piétiner.

Notre coeur saigne pour toutes les victimes, comme pour Bali qui représente l'antithèse de la violence. Les mots nous manqueront toujours pour qualifier de tels actes de barbarie, où qu'ils se passent dans le monde.

Cependant, nous savons que nous ne laisserons pas le terrorisme gagner sur la gentillesse naturelle d’un peuple que nous aimons profondément. Nous resterons donc tous ici, avec nos familles, fidèles au poste.

Comme nous, l'immense majorité des visiteurs présents à ce moment là sur l'île semblent à présent décidés à ne pas se laisser dicter leurs conduites par la violence, ainsi, peu de personnes ont décidé d'écourter leurs vacances, et les plages de l'île continuent à vivre au rythme du surf et du bain de soleil. Renseignements pris auprès de nos amis professionnels du tourisme, les annulations restent anecdotiques. Les mentalités changent, et les terroristes, en multipliant leurs actes à l'échelle de la planète, les banalisent, et ne terrorisent plus.

En pleine cérémonie de Galungan (voir page fêtes balinaises), les balinais s’apprêtent déjà à recevoir mieux que jamais leurs hôtes du monde entier qui auront choisi de ne pas céder au chantage du terrorisme devenu mondial.

N'hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations : info@baliautrement.com

Nous vous remercions de votre visite...

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  9 - Augmentation radicale du prix du pétrole sur tout l'archipel - 1er octobre 2005
 

Les manifestions hostiles au pouvoir n'y ont rien fait, le samedi 1er octobre 2005 au matin, les carburants ont augmenté de 80 à 186% suivant leurs natures. Le super passe ainsi de 2400 à 4500 rp le litre (soit environ 40 centimes d'€uros).

D'application immédiate, la mesure annoncée vise à soulager les finances publiques en réduisant les subventions aux carburants. Gros pays producteur d'hydrocarbures, l'Indonésie doit cependant procéder à des importations de pétrole pour, notamment, pallier les insuffisances de ses infrastructures vétustes. Le pays dépense près d'un quart de son budget ­ plus que pour l'éducation ou la santé ­ à maintenir les dérivés du pétrole à un prix artificiellement bas. La récente flambée des cours du brut, en forçant le pays à acheter massivement des dollars, a plongé l'économie dans la crise avec de fortes pressions sur la roupie indonésienne.

Cet hausse brutale entraîne avec elle l'ensemble des prix, tout ou presque a augmenté d'un coup dans le pays, et notamment les produits de premières nécessitées très utilisé par les indonésiens les plus modestes dans leur vie de tous les jours, notamment pour cuisiner et pour s'éclairer.


 

 

  10 - A propos du raz-de-marée du 26 décembre 2004 - article du 23 mars 2005
 

Trois mois après le terrible tsunami du 26 décembre dernier le nombre des morts et disparus s'élève officiellement à 273 435 dont 220 172 pour l'Indonésie (125 598 décès confirmés et 94 574 disparus). L'Indonésie est donc de loin le pays le plus touché par cette catastrophe.

Afin de mieux comprendre comment un raz-de-marée d'une telle ampleur a pu survenir nous vous invitons à suivre le lien suivant vers une page particulièrement bien faite se rapportant au déroulement de la catastrophe :

  Encyclopédie "Wikipédia" , l'enchaînement des causes et leurs effets
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tremblement_de_terre_du_26_décembre_2004

L'île de Bali n'a pas été touchée et, comme dans de nombreux endroits d'Asie du Sud et d'Indonésie, la vie continue à se dérouler normalement. Nous ne redoutons ici ni épidémie de l'eau ou de l'air, ni réplique du séisme, ni vague géante se rapportant à celle de la fin de l'année dernière.

Nous avons cependant été très émus par ce drame dont l'acte le plus dramatique s'est déroulé dans ce pays que nous habitons et que nous aimons. D'une façon ou d'une autre "Bali Autrement" appuiera durablement cette démarche, il est encore trop tôt pour savoir exactement de quelle façon.



Barge (+ de 80m de long) et remorqueur à 300 mètres à l'intérieur des terres - route de Banda Aceh - fin avril 2005

 

 

  11 - Visa touristique pour l'Indonésie
 

Le décret présidentiel signé le 31 mars 2003, élargissant l'obligation d'un visa pour se rendre en Indonésie, est entré en vigueur le 1er février 2004. La validité de ce visa sera limitée à 30 jours, non reconductible sur place.

Cette mesure concerne 49 Pays, dont la France. Le coût de ce visa s'élève sur place à la somme de 25 USD. Il peut également être obtenu contre l'équivalent en Euros, au taux du jour des services de l'immigration. L'opération de change est rapide et bien organisée.

Mais seuls les ressortissants d'un certain nombre de Pays, dont la France, la Suisse, la Belgique (depuis le 1er août 2005) et le Canada peuvent bénéficier de la facilité d'obtention d'un visa lors de l'arrivée en Indonésie, limitée cependant à certains points d'entrée.

Les points d'entrée sont les suivants : Aéroport Soekarno-Hatta de Jakarta ; Aéroport Ngurah Rai de Bali ; aéroport Polonia de Medan ; aéroport Sam Ratulangi de Manado ; aéroport Tabing de Padang ; aéroport Juanda de Surabaya. S'agissant des ports, il s'agit des points d'entrée suivants : port de Batam ; port Belawan de Medan ; port Tanjung Priok de Jakarta ; port Tanjung Perak de Surabaya ; port Benoa de Bali ; port Sibolga (Nord Sumatra) ; port Jayapura (Papouasie).

 

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  12 - Elections présidentielles en Indonésie 
 

Le 20 Septembre 2004 c'est plus de 150 millions d'indonésiens (l'Indonésie compte 212 millions d'habitants) qui étaient appelés aux urnes pour élire pour la première fois au suffrage universel leur nouveau président. Six ans après la chute de Suharto, la démocratie semble désormais bien installée en Indonésie où aucun trouble n'a été constaté pendant cette période électorale.

Le 5 avril dernier, le résultat des législatives a vu la victoire du Golkar, ancien parti du président Suharto, avec à sa tête le général Wiranto qui est également candidat aux présidentielles. Le PDI, parti politique de l'actuelle présidente Megawati Sukarnoputri (fille de l'ancien président  Sukarno), a pour sa part perdu de nombreuses voix face à la déception croissante des indonésiens sur le manque de réformes concernant la corruption et l'économie dans un pays où le chômage et la pauvreté sont très élevés et où près de la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

C'est pourtant un autre candidat qui a émergé et l'a l'emporté lors de ces dernières élections : Susilo Bambang Yudhoyono (SBY), un autre général à la retraite et ancien ministre de la sécurité de Megawati Sukarnoputri, Les indonésiens souhaitent voir à la tête de leur pays un homme fort et Yudhoyono a l'image d'un homme propre et semble reconnu pour son intégrité et sa fermeté contre le terrorisme. Il est également le favori des jeunes qui lui ont réservé un accueil chaleureux lors de sa participation à l'émission "Akademi fantasy" (équivalent de Star Academy en France) ou SBY a pu démontrer ses talents de chanteur en reprenant une chanson à la mode.
 


Les principales dates depuis l'indépendance
 

1949 : Les Pays bas reconnaissent l'indépendance du pays. Sukarno est le premier président de l'Indonésie.

1965 : Coup d'Etat avorté. Répression sanglante contre les communistes. 200,000 indonésiens sont tués.

1967 : Suharto devient président.

1997 : La crise économique asiatique touche durement le pays, effondrement de la rupiah.

1998 : Chute du président Suharto suite aux manifestations étudiantes.

1999 : Abdurrahman Wahid devient président.

2001 : Wahid est destitué pour incompétence. Megawati Sukarnoputri, fille de Sukarno, lui succède.

5 avril 2004 : Les élections générales sont remportées par le Golkar, ancien parti de Suharto.

5 juillet 2004 : Première élection présidentielle au suffrage direct - 1er tour.

20 septembre 2004 : 2ème tour des élections, Susilo Bambang Yudhoyono est élu.

 

 

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